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[14 janvier; 00h21.]

.- SUZY CENTER -.

- Tenez le coup Monsieur ! Dans quelques temps vous ne serez plus seul, accrochez vous ! ... HAN MERDE Y M'ECOUTE PLUS !
- Calme toi Foebe ! Continue, je suis sûr qu'il t'entend, il faut que ta voix le réconforte... Rétorqua un jeune homme en lui massant les épaules.
- Mais c'est tellement dur, Andy, haleta la jolie secouriste brune, au bord des larmes. ... Monsieur, écoutez moi, continuez de lui parler comme je le fais, il faut que vous..
- Lili...
- CHUT CHUT IL PARLE ! Hurla une blondinette aux yeux bleu foncé.
- Accroche toi hein, ne me laisse pas...
- Vas-y Lili, tiens le coup ! S'écria le dénommé Andy.
- C'est bien monsieur, continuez comme ça, gardez la consciente ! Reprit vivement Foebe.
- Lili, Lili répond...
- Oh non, Loane, jcrois qu'elle est inconsciente... Monsieur, Monsieur, vous êtes toujours là ?
- NOOOOOOON !
- OH MON DIEU ! Hurla Loane, secouée par la violence du cri. Andy prend moi dans tes bras !

Le petit attroupement de secouristes était aussi désespéré que l'homme qui venait de crier. Pleurant à chaudes larmes, Foebe jeta son casque sur les deux de derrière qui s'étreignaient et s'en alla s'enfermer dans la réserve. Loane se jeta à sa poursuite tandis qu'Andy ramassait et mettait le casque sur ses oreilles. Silence radio à l'autre bout, il tenta de joindre l'homme qui avait appelé... 5 minutes plus tard, quand les filles revinrent, il fronçait les sourcils en enlevant et remettant le casque. Tendant l'oreille, il finit par déterminer que le bruit qu'il entendait venait bien de là bas et non d'ici.

- Venez écoutez ça ! Leur cria-t-il en mettant le haut-parleur.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 16:38

Modifié le samedi 08 novembre 2008 08:59

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[14 janvier; 00h25.]

+ JAROD +

Tous ces bruits synonymes de vie contrastaient avec ses plaintes désespérées et écorchaient ses sens ; il n'était plus lui aussi qu'un mort en sursis, il le sentait plus que jamais. Quand un bruit de plus, strident, atroce, insoutenable, inadmissible, s'ajouta, son coeur fut sur le point d'exploser : les sirènes d'une ambulance. Mais elle ne viendrait pas jusque ici, elles n'étaient là que pour le torturer un peu plus car de toute façon, c'était trop tard pour Lili... Elles ne feraient que lacérer ses tympans comme le glas funèbre qui accompagnerait sa marche vers la mort. Pourtant, le son semblait se rapprocher de plus en plus. Quelques secondes plus tard, il aperçut même les lumières rouges tapisser les murs de l'immeuble au bout de la rue et ses yeux s'écarquillèrent. L'ambulance freina devant lui et trois personnes en descendirent précipitamment.

- Eh les filles ! Y'a un homme par terre ! Et une fillette aussi, elle a pas l'air bien ! Hurla un jeune rouquin, qui courrait avec un sac à la main, à une femme plus âgée.
- Oh merde ! C'est quoi ce plan, ça devait pas être un vieux ?! Répondit-elle en s'arrêtant sur les marches à côté de son interne.

Jarod, stupéfait, se réveilla à ce moment là.

- Je vous en prie, aidez la, elle a perdu beaucoup de sang !
- Et le vieux, on en fait quoi ? On peut pas le laisser ! Objecta la troisième personne, une jeune brancardière d'origine africaine.
- J'vous en prie ! Elle doit vivre ! Hurla-t-il, les yeux brûlant des larmes qui s'accrochaient à ses cils.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 13:47

Modifié le samedi 08 novembre 2008 09:02

Durant quelques secondes, Jarod crut qu'il allait mourir sur place, pensant qu'ils allaient détaler et sauver le vieil homme pour qui ils étaient venus ; et il n'aurait pas pu leur en vouloir. Mais le regard que lui lança celle dont émanait toute l'autorité lui apprit avant que ses lèvres ne remuent qu'il n'en serait pas ainsi.

- Bon sang... Merde ! CHARLIE L'AUTRE SAC, EMELYNE SORS LE BRANCARD ! Eclata-t-elle en se ruant auprès de Lili.

Tout se passa alors très vite, ils s'affairèrent autour d'elle, prenant son pouls, hurlant des ordres, coupant sa robe et dégageant sa blessure, épongeant tant de sang, entamant un massage cardiaque... Jarod était tellement soulagé d'avoir de l'aide qu'il n'avait plus conscience de rien, ni des larmes incandescentes qui ravageaient ses joues autant de désespoir que d'espoir, ni du fait que Liliana était à présent à moitié nue et qu'ils approchaient des électrodes de sa poitrine...

- CHOOOOQUE !

Sursautant au bruit de la décharge, il plongea ses yeux dans les siens, mais le miracle ne se produisit pas : ses yeux restèrent clos. Elle recommença le bouche-à-bouche tandis que le garçon reprenait son massage.

- Lili, reviens, reviens...
- CHOOOOQUE !

Il sursauta à nouveau et replongea ses yeux sur elle, mais ils se heurtèrent à ses paupières... La mort semblait refuser de perdre ses droits... Pourtant, son corps se raidit et de l'air put enfin emplir ses poumons. Jarod hoqueta, résultat d'un cri de joie mêlé à des larmes, en voyant sa poitrine se soulever : elle vivait.

# Posté le lundi 29 septembre 2008 13:51

Modifié le samedi 08 novembre 2008 09:04

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[14 janvier; 00h26.]

.- SUZY CENTER -.

- Oui tu as raison ! C'est bien une ambulance ! Mais comment c'est possible ? Je les croyais toutes à l'accident de train... Répondit Foebe, abasourdie.
- C'était qui de garde ? Risqua Loane.
- Rosy je crois...
- Ehhh mais écoutez ça, c'est Charlie ! S'écria Andy, euphorique. Allez mon gars, sauve la !
- Eh ! Ecoutez, là ! C'est bien Rosy !
- Rosyyy ! Renchérit la blonde, tout aussi euphorique.

Complètement soulagées que le couple tombe entre de bonnes mains, les filles s'étaient carrément mises à danser, mais la joie d'Andy qui écoutait semblait se ternir.

- Heiiiiin ?! Attendez les filles, Em'lyne est entrain de dire qu'elle veut sauver le vieux !! Mais... Non non, c'est pas possible, faut sauver Lili !! Commença à gueuler le jeune infirmier en tapant du poing sur la table.

Les deux filles se turent, aussi anéanties par cette révélation qu'Andy, mais hurlèrent de joie en entendant la sentence de Rosy : elle privilégiait la vie de la gamine. Ils écoutèrent, aux abois, le déroulement de l'opération ; car il s'avérait en effet que Lili allait devoir être réanimée. L'angoisse était palpable et plus un bruit ne sortait de leurs gorges ni de celles des autres, à part les "choque" lancés par Rosy qui ponctuaient le silence... Un cri leur apprit ensuite qu'il s'était passé quelque chose, sans pour autant les renseigner, car le téléphone coupa juste après, les laissant pantelants, ne pouvant plus qu'espérer et prier. Foebe n'aurait su l'expliquer, mais Lili devait vivre, et son rôle avait une importance là dedans, elle le sentait. Se levant, accompagnée de Loane, Andy commença d'hors et déjà à préparer sa chambre pour éviter à leurs esprits de s'échauffer tandis que Foebe faisait le pied de grue dans le hall...

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 08:16

Modifié le samedi 08 novembre 2008 09:06

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[14 janvier; 00h50.]

+ JAROD +

Jarod, le visage dur, était maintenant assis à l'arrière de l'ambulance conduite par Charlie qui avait à sa gauche Rosy. Serrant la main de sa protégée, face à une Emelyne qui fronçait les sourcils en posant ses yeux sur le corps recouvert d'un drap, il fixait le sol. Quand il avait vu que ses paupières ne s'étaient pas soulevées, il avait senti qu'elle n'était pas totalement revenue. Pourtant, le verdict de la titulaire l'avait tout de même ébranlé. Il avait vraiment cru qu'ils la sauveraient, mais il avait crié victoire trop tôt...

- Il faut descendre ce corps à la morgue.

Les pensées de Jarod étaient à présent comme un gros brouillard grisâtre, floues, glaçantes et opaques, si bien qu'il ne se rendit compte qu'il était arrivé à l'hôpital seulement quand Emelyne et Rosy entreprirent de descendre Lili du véhicule. Il aida Charlie, qui le sollicita, à sortir le corps sans vie et, entendant des pas, se retourna pour se retrouver nez à nez avec une jeune infirmière brune qui fixait le drap avec un drôle de regard. Charlie l'interpella de nouveau :

- Foebe tu m'as entendu ? Il faut descendre ce corps à la morgue.

Voyant la fille blêmir, Jarod délaissa l'infirmier qui avait juste eu le temps de poser le corps sur le lit, et rattrapa de justesse la jeune femme qui avait failli défaillir.

- Li...Li... Bredouilla-t-elle en fixant toujours le drap blanc.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 08:16

Modifié le samedi 08 novembre 2008 09:07